Rémo Gary

édito

Le 2 janvier 2021. Quelle année de merde tout de même nous avons eue. Des centaines de chômeurs supplémentaires qui s’annoncent. Plus de théâtre, de chanson et des morts à compter. Des ami.e.s et des amis des amis, des artistes, David Jisse,  Anne Sylvestre … et des camarades. Un camarade en tous cas avec qui je faisais toutes les manifs, les tracts, les discussions politiques, chaque jour ou presque. Il militait illimité, si vous voyez ce que je veux dire. Il s’appelait Jean François Mortel, mortel comme nous tous mais lui c’était bel et bien son nom. Il était très fort en dialectique et en dictons, en phrases de célèbres révolutionnaires : « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons ». Vladimir Ilitch Oulianov. Et quand un tout nouveau militant arrivait dans un groupe, dans une réunion, en nous disant que nous les vieux, nous n’avions rien compris, qu’il fallait tout reprendre à zéro, il sortait de je ne sais où cette pique : «  le chien qui m’a mordu te lèche déjà les mollets ».  Alors, ça suffit je veux dire pour 2021, on arrête de mourir. En ce qui me concerne, avec mes 67 ans, j’envisage sérieusement d’aller jusqu’à ...  68.